Arnold Couchard

Arnold Couchard

Un hiver si court

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Un hiver si court

roman

 

420 pages - 22,00€

ISBN : 958-2-616930-4-0

Editions Noctambules - 2017


 

 

1962-1963 restera l'un des hivers les plus marquants du 20ème siècle

En fait, c'est l'hiver le plus froid depuis celui de 1879-1880.

Dès la mi-novembre le gel se généralise et persistera sans interruption jusqu'au début du mois de mars 1963.

Avec des températures en dessous de -20°, la mer du Nord gèle pendant plusieurs jours et le port d'Ostende est paralysé.

Dans le sud de la Belgique, les canaux et les rivières sont gelés, rendant le travail des péniches difficile voire impossible.

 

Bref, ce roman est le roman d'un hiver, un hiver rude et long, entre Liège, Spa et Tournai...

Mais aussi le roman d'un amour et, quand on a vingt ans et qu'on aime,

l'hiver passe toujours bien trop vite.

 

Critique de Guy Delhasse dans "Réalités spadoises" :

     Spa reste littéraire

 

Avec regret, sans doute, force est de constater que trop peu de romans alimentent la vie littéraire de Spa. Le passé prestigieux que nous avons raconté dans le Guide littéraire de Spa semble freiné par la timidité des écrivains à l'égard de la ville.

Armel Job avait bien offert quelques traits de la ville dans son roman De regrettables incidents (Laffont) en février 2015 mais ce fut trop bref, trop vague.

 

Fort heureusement, 2017 a gardé le meilleur pour la fin puisque Spa a reçu de belles pages d'ambiance grâce à Un hiver si court, un gros roman signé Arnold Couchard, paru aux éditions Noctambules.

Nous sommes dans le froid hiver 62-63. Alors que la ville ploie sous la neige, deux jeunes Spadois se rencontrent à la bibliothèque, devant le jardin du casino. Il s'agit du jeune étudiant Julien et de Claire. Ce sera le lieu de leur amour débutant. Julien qui étudie à Tournai se retrouve souvent dans le train qui le ramène chez sa douce bien-aimée. De nombreux éléments descriptifs nous ramènent à la ville dans ces années lointaines.

On assiste à un repas à « L’Auberge », on fait connaissance avec des cafés comme « Les Trois Caballeros » et un certain « Monsieur Maurice » qui tient un établissement réputé, « L'Alcazar ». On repère en face du Pouhon, un dancing appelé « Le Sanglier » et derrière un bar nocturne, « La Redoute ». On retrouve également « Le Pitchoun », place du Monument et « L’Old Inn » face au casino. Il serait amusant de savoir si ces cafés et lieux de divertissement ont réellement existé. Le roman rappelle le passage de Victor Hugo à Spa et la ligne directe de train qui reliait Spa à Liège et à Bruxelles ! Quelques notes d'ambiance sur le Spa d'hiver et le Spa d’été... Tout cela semble relever de souvenirs personnels de l’auteur. Claire, l'héroïne est gravement malade et est soignée à Bavière.. . Ce qui « déplace » le roman à Liège...

Ces différents éléments disséminés dans Un hiver si court ne permettront pas à Spa de s'inscrire dans la catégorie des villes littéraires (Québec vient d'être acceptée...) qui constitue le « réseau des villes créatives » (pour la Belgique : Gand et Courtrai, aucune ville de Wallonie) de l'UNESCO. Mais ce roman contribue à donner à la vie littéraire de Spa un présent digne de son prestigieux passé.

 

 

 



27/10/2017
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